Travis Chalmers

Juriste d’entreprise senior

Diplôme:

Civil and Common Law

Langue:

Anglais et français

Expérience:

Depuis: 2008

Expertise:

Droit corporatif

Droit fiscal

Pratique en

Ontario

Travis Chalmers

Juriste d’entreprise senior

Son profil

C’est une chose d’être un expert en droit fiscal. C’en est une autre de pouvoir l’expliquer clairement. L’astuce, révèle Travis Chalmers, c’est de faire preuve d’empathie. « J’essaie toujours de me mettre à la place de mon interlocuteur », recommande-t-il. « Le droit fiscal est si complexe et il y a tellement de nuances, mais quand j’explique à quelqu’un les conséquences fiscales d’une transaction, je me demande toujours ce qu’il a vraiment besoin de savoir. »

C’est aussi un ancien scientifique qui aime résoudre des énigmes. Après avoir passé beaucoup de temps dans des laboratoires en tant que biochimiste, Travis a cherché un nouveau défi et a décidé de poursuivre des études en droit. Il s’est inscrit à une formation sur la fiscalité et a tout de suite su qu’il était accro. « La Loi de l’impôt sur le revenu est écrite comme un logiciel », raconte-t-il. « J’étais simplement attiré par sa logique. »

Aujourd’hui, il offre des conseils sur tous les aspects de l’impôt sur le revenu, y compris la planification fiscale pour les entreprises en croissance, les dirigeants et leurs familles. Des collègues prétendent que sa connaissance intuitive des objectifs de la loi lui permet d’en repérer les pièges.

Son expérience couvre un large éventail d’industries telles que la biotechnologie, les produits pharmaceutiques et les dispositifs médicaux, les services financiers, le capital-investissement, l’industrie manufacturière, le divertissement et les ressources naturelles.

Lorsqu’il n’est pas au travail, Travis aime faire de la randonnée et du ski en famille dans les Cantons-de-l’Est, nourrir l’insatiable curiosité de sa fille, jouer en ligne et pratiquer le karaté. Presque toujours en compagnie de son fidèle chien.

Son parcours

Né à Calgary et élevé à Montréal, Travis a d’abord opté pour la science et obtenu un baccalauréat spécialisé en biochimie, avant de se tourner vers l’Université McGill pour y étudier le droit. Dorénavant membre du Barreau de l’Ontario et du Barreau du Québec (à titre de conseiller juridique canadien), il a fait son stage dans un cabinet de litige fiscal de premier plan à Montréal, où il a par la suite œuvré en tant qu’avocat-conseil en résolution de différends fiscaux et en planification concernant les grandes transactions multinationales transfrontalières, les crédits d’impôt pour la RS&DE et les prix de transfert. En 2014, il prend la direction du cabinet-conseil aux entreprises Richter, avant de passer chez PSB Boisjoli. Maintenant, en tant que conseiller juridique principal chez Simplex, Travis consacre sa vaste expérience en matière de conseils fiscaux à aider les clients à naviguer dans un environnement d’affaires en constante évolution.

Entrevue avec Travis Chalmers

Comment la législation fiscale a-t-elle changé depuis que vous avez commencé à exercer le droit ?

Le droit fiscal change tout le temps, mais au cours de ma carrière, je dirais que la constante a été d’éliminer les prétendues échappatoires. Le gouvernement a également raffiné sa façon d’écrire des lois, qui sont maintenant très claires (et très complexes), et laissent très peu de place à l’interprétation.

Qu’est-ce qui devrait empêcher vos clients de dormir la nuit ?

Le plus gros problème que j’ai vu est qu’ils ne tiennent pas compte des conséquences fiscales de leurs actions – comme lorsqu’ils empruntent de l’argent à leur entreprise ou transfèrent de l’argent entre deux entreprises. Sans que ce soit nécessaire de vérifier chaque fois, lorsqu’on effectue un nouveau type de transaction, mieux vaut en parler à un expert pour s’assurer d’en comprendre les conséquences fiscales. Par exemple, quelque chose d’aussi simple que de payer vos enfants pour qu’ils travaillent dans votre restaurant pourrait entraîner une grosse facture fiscale, car de nouvelles règles conçues pour découvrir les cas d’évasion fiscale pourraient s’appliquer. Des clients établis investissent souvent dans des entreprises américaines en négligeant de consulter un conseiller ou comptent uniquement sur des conseillers américains – mais la complexité des systèmes fiscaux américains et canadiens est telle qu’ils devraient obtenir des conseils fiscaux des deux côtés de la frontière.

Et les entreprises en démarrage ? Quels sont leurs angles morts ?

Elles reçoivent souvent soit trop ou trop peu de conseils. Généralement, au début, les nouvelles entreprises cherchent peu de conseils sur le plan fiscal, convaincues de ne pas en avoir les moyens. Ça se comprend, mais ces entreprises devraient plutôt savoir que passer quelques heures avec un conseiller fiscal pourraient leur faire économiser des milliers de dollars. Dans le cas contraire, certains fondateurs se laisseront séduire par une firme qui les aura approchées pour leur vendre un service coûteux ou inutilement complexe à cette étape de leur développement. Ces entreprises y consacreront alors une grande partie de leur capital, mettant ainsi la charrue avant les bœufs. La fiscalité ne devrait pas dicter vos affaires, alors ne dépensez pas tout votre argent pour que votre structure fiscale soit parfaite tout de suite. Commencez par lancer votre entreprise puis allez chercher des conseils d’experts pour connaître les plus grands pièges et écueils qui vous guettent. Lorsque vous commencerez à faire des profits, ce sera le temps d’aller chercher des conseils plus poussés.