Annie Lajeunesse

Juriste d’entreprise senior

Diplôme:

Civil Law

Langue:

Anglais et français

Expérience:

Depuis: 1997

Expertise:

Conformité / gouvernance

Droit commercial

Droit corporatif

Financement

Réglementation

Pratique en

Québec

Annie Lajeunesse

Juriste d’entreprise senior

Son profil

« Le plus important, c’est de répondre au double objectif de croissance et de conformité », déclare Annie Lajeunesse à propos de son rôle de conseillère juridique interne. « Et lorsqu’on travaille dans la gestion des risques, on doit gagner en crédibilité auprès des clients. C’est absolument nécessaire pour qu’ils comprennent bien leurs risques sur le plan juridique. »

Établie à Saint-Hyacinthe, au Québec, Annie offre des conseils juridiques touchant les différentes facettes du droit commercial, y compris la conformité réglementaire et interne.

Son affinité pour la gestion d’équipes consacrées à des projets d’amélioration des processus juridiques en fait une avocate astucieuse et ingénieuse. Fervente adepte des décisions fondées sur les données, Annie est particulièrement qualifiée pour aider les entreprises à identifier de nouvelles stratégies d’efficacité juridique, ainsi que pour schématiser et mettre en œuvre des processus pour les soutenir. Mais elle insiste sur le fait que l’analyse de données n’est qu’un outil. Celle-ci doit être appuyée sur des informations concernant les personnes qui sont touchées par les changements.

« J’ai toujours aimé quand, dans une équipe, on bouleverse le statu quo et qu’on recherche des façons d’innover », souligne-t-elle. « Mais les solutions doivent fonctionner pour les gens concernés. »

En dehors du bureau, Annie aime jouer au tennis, faire du vélo et courir avec son chien, ou encore passer du temps avec sa famille et ses amis. « Je sais que cela semble cliché, mais c’est ce que j’aime le plus », conclut-elle.

Son parcours

Après avoir obtenu son diplôme en droit de l’Université de Montréal, Annie a d’abord œuvré comme procureure de la Couronne à Montréal, puis est devenue conseillère juridique en entreprise au sein d’une société de portefeuille privée. En 2002, elle a occupé un poste de conseillère chez GE Capital, où elle se consacrait aux solutions de financement structurées. En plus de développer une expertise en gestion, elle y a supervisé une équipe d’avocats responsables de la documentation des transactions et a été responsable de l’audit juridique. En 2012, elle est passée à la Banque Laurentienne du Canada, où elle a contribué à bâtir une nouvelle division de financement d’équipement, LBC Capital, en tant que Vice-Présidente, Aspects Légaux et Conformité. Désormais, à titre de conseillère juridique principale pour Simplex dans la région de Montréal, Annie consacre son énergie et ses compétences à concevoir de nouveaux services juridiques pour les clients du cabinet.

Entrevue avec Annie Lajeunesse

À quoi les entreprises doivent-elles penser lorsqu’elles bâtissent ou développent leur infrastructure juridique ?

La première chose à faire est d’identifier les principaux risques liés à l’entreprise. Il faut ensuite trouver des conseillers qui comprennent votre industrie et votre réalité. Vous obtiendrez alors de précieuses informations. Ils peuvent vous aider à mettre en place un processus pour les demandes juridiques récurrentes, afin de vous éviter de réinventer la roue à chaque fois. Ensuite, si possible, tentez de déléguer ou d’automatiser toutes les tâches répétitives, ce qui ne vous empêche pas de faire appel à votre conseiller de confiance – idéalement quelqu’un qui connaît l’entreprise – lorsqu’un problème survient. Je pense également qu’il est important pour le service juridique de savoir bien gérer les attentes, ce qui consiste en grande partie à communiquer, mais aussi à respecter les délais de service.

Comment savoir si un projet peut améliorer les processus juridiques ?

Il y a un certain nombre de facteurs à considérer, à commencer par le coût élevé des frais juridiques. Il est également important d’examiner les améliorations possibles qui peuvent être apportées pour réduire les délais. Peut-on identifier les tâches répétitives et les étapes de travail ? Combien de parties sont impliquées ? Y a-t-il des tendances récurrentes dans les types de demandes qu’on reçoit ?

À quoi ressemble l’avenir de l’amélioration des processus juridiques pour vous ?

Les informations juridiques sont plus accessibles en ligne qu’elles ne l’étaient auparavant, et cela a un impact sur la prestation des services juridiques. La communauté juridique doit s’adapter. Il faut trouver un juste milieu entre les solutions toutes faites qu’on trouve en ligne et les conseils de cabinets d’avocats externes où l’avocat responsable du dossier facture des honoraires disproportionnés par rapport à l’enjeu. Je crois que l’« amélioration des processus juridiques » nous permettra de réinventer les services juridiques afin qu’ils correspondent vraiment aux besoins et aux attentes du client notamment en matière de coûts.